mardi 27 octobre 2009

Les maisons de retraites affichent complet.

Les maisons de retraites publiques, privées ou associatives se heurtent toutes à un problème qui promet d’aller grandissant : le manque de places disponibles. Ces établissements affichent bien souvent complet et cela n’ira pas en s’arrangeant puisqu’on prévoit plus de 500 000 octogénaires dans les 5 ans à venir.

S’il y a 50 ans de cela, vivre sous le même toit que ses « vieux parents » étaient chose courante, cette pratique disparaît peu à peu et moins de 10% des familles françaises partagent aujourd’hui, à plein temps, une maison avec leurs parents. La raison la plus souvent évoquée par les familles : le travail. La femme ne restant à plus à la maison, il est difficile pour une famille dite classique (deux parents avec enfants) de s’occuper à la fois de leur progéniture et de ceux qui les ont fait naître. La réponse la plus fréquente reste donc « on fait de notre mieux pour les aider mais s’en occuper à plein temps est impossible. Nous travaillons du matin au soir et ne pouvons assumer une charge supplémentaire, qui viendrait s’ajouter à celle des enfants ».

Plus aucune place libre en maisons de retraite aujourd’hui: une place d’hébergement en maison de retraite, publique ou privée, est aujourd’hui aussi difficile à trouver qu’une place en crèche ! Les listes d’attente s’allongent donc aussi vite que l’espérance de vie de nos octogénaires et cela n’ira pas en s’améliorant si l’on en croit le papy-boom qui se prépare d’ici 2015.

La crise du logement n’épargne donc pas les maisons de retraite et les besoins dans ce domaine augmentent années après années. Bien plus qu’un logement, la maison de retraite devient aujourd’hui une maison de vie et propose un accompagnement, un soutien et une aide médicalisée adaptée à chaque pathologie.

Publiques, privées ou associatives, les maisons de retraite ont donc encore de beaux jours devant elles mais « les professionnels de la personne âgée » se doivent de trouver des solutions adaptées pour que des places disponibles en maisons se libèrent et que nos parents coulent de vieux jours paisibles.

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